kontakt

contrerfidvalence@yahoo.fr
Vendredi 15 août 2008

tiré du site du non THT

MADRID - Un accord sur la connexion électrique entre l’Espagne et la France sera signé vendredi à Saragosse (nord) à l’occasion de la réunion bilatérale entre les chefs de gouvernement des deux pays, a annoncé lundi José Luis Rodriguez Zapatero.

"Le 27juin, à l’occasion du sommet bilatéral entre les deux pays, le gouvernement d’Espagne signera un accord avec celui de France pour doubler l’interconnexion de notre système électrique", a indiqué le chef de gouvernement espagnol lors d’un discours à Madrid sur les questions économiques.
Lors du dernier sommet bilatéral France-Espagne qui s’était tenu le 10 janvier à Paris, la France et l’Espagne s’étaient engagées à adopter avant la fin juin 2008, ce projet controversé de construction d’une ligne à très haute tension (THT) dans la partie orientale des Pyrénées, entre Figueras (Espagne) et Perpignan (France).

Véritable serpent de mer entre les deux pays, ce projet était paralysé depuis de nombreuses années en raison de la vive opposition des riverains et des écologistes, en particulier du côté français.

Le projet a connu une avancée lorsque la France a accepté d’enfouir sous terre une grande partie de cette ligne de 400.000 volts, idée défendue par le coordonnateur européen du projet l’ex-Commissaire européen italien, Mario Monti.

Les opérateurs français étaient historiquement opposés à un enfouissement de la ligne qui coûte dix fois plus cher qu’une ligne THT normale.

Un travail de préparation du projet "dans les domaines technique, environnemental et financier" a été confié à une entreprise commune associant à parts égales les réseaux de transport d’électricité français et espagnol, RTE et REE.

RTE et REE avaient indiqué en janvier qu’ils proposeraient d’ici au 30 juin un tracé pour cette ligne.

 

 

 

 

Voir en ligne : Repression en Espagne

Des travaux ayant commencé en Catalogne du Sud, avant même un accord définitif entre la France et l’Espagne, un sabotage a eu lieu sur un chantier début juin. Un camion-grue a été incendié.

Voir aussi sur :

http://www.collectif-nonalatht.com/

http://www.nomat.org

Article en catalan

Autre article en catalan

Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 7 août 2008

Aujourd'hui le 7 aôut 2008 depuis des années,ils(les écolos, les alternatifs et l'état) nous préparent à être pollué dans l'intime de notre être, à être modifié dans nos gènes, dans l'invisible de ce qui constitue notre corps, cette ultime enveloppe qui nous appartient encore quand nous n'avons plus rien d'autre. Dans la violence générale qu'une majorité des humains subit, une frange du pouvoir a décidé que la pénétration du radioactif dans notre corps n'était pas importante en comparaison avec les énormes gains financiers que les centrales nucléaires représentent. « La radioactivité existe déjà à l'état naturel ». Mais confond-on le viol avec un acte sexuel d'amour ou de désir? La violence de la destruction de l'un est-il comparable à la violence des ébats de l'autre?

Jusqu'à quand serons-nous impuissants dans cette guerre intime menée contre nous?

J’aime le silence qui plane sur les dépotoirs à ciel ouvert de déchets radioactifs dont la pluie bienfaisante entraîne les poisons dans l’eau de nos belles rivières et dans les nappes phréatiques qui permettent d’irriguer nos vergers et nos cultures bio.

Telle la mer Méditerranée, les institutions Drômoises se veulent calmes et rassurantes, minimisants les incidents survenus à Tricastin et à Romans ( fuite d'uranium dans la flotte et le sol).

De nos jours, les hommes politiques rivalisent d’imagination dans leur guerre sans merci pour la sécurité du citoyen car il faut occulter le présent. Pourtant, nul besoin de chercher un hypothétique ennemi. Celui qui terrorise est déjà là, agissant. Il terrorise et interdit de boire aux sources naturelles, de manger le poisson pêché là, d'accomplir tant de gestes évidents, gestes simples d'une vie où le danger n'est pas dans l'eau que l'on boit, l'air que l'on respire ni la terre que l'on foule. Tant qu'on ne sortira pas de la soumission volontaire à cette société du nucléaire, tant qu'on ne cessera pas d'aménager la catastrophe inéluctable, l'Etat et les entreprises capitalistes continueront leurs combats contre l'individu.

Qu'on soit habitant du département, ou qu'on soit de passage ce qui se passe ici et maintenant, nous concerne toutes et tous.

L'heure est à la lutte, certains ont commencé:

Des blocages de train de déchets et des occupations de pylônes ont eu lieu en Normandie, des sabotages moins médiatiques ont régulièrement lieu un peu partout. Arrêtons de pleurnicher en comptant les becquerels et les kilos d'uranium rejetés, La seule position conséquente est la sortie immédiate du nucléaire et aidons le naufrage de la société industrielle, seule solution pour stopper la boulimie énergétique.




ATTAQUONS LE NUCLEAIRE ET SON MONDE
PARTOUT OU C'EST POSSIBLE.

ARRETONS DE GERER LES NUISANCES

DETRUISONS LES


Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 25 juillet 2008
Protection des travailleurs du nucléaire : La CRIIRAD tire la sonnette d’alarme

Protection des travailleurs du nucléaire :

La CRIIRAD tire la sonnette d’alarme :

1. les contaminations accidentelles ne sont pas des évènements anodins et doivent être déclarées comme accidents du travail.

2. la répétition d’incidents sur les installations nucléaires traduit un manque de culture de sûreté particulièrement préoccupant.

En moins de 15 jours, la CRIIRAD a eu connaissance de 4 dysfonctionnements concernant 4 centrales nucléaires EDF et ayant entraîné, au total, la contamination accidentelle de 126 travailleurs : contamination de 7 salariés d’entreprises extérieures le 11 juillet à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ; contamination de 4 salariés d’entreprises extérieures détectée le 12 juillet à la centrale nucléaire de Gravelines ; contamination de 15 salariés d’entreprises extérieures découverte le 18 juillet à la centrale nucléaire de Saint-Alban-Saint-Maurice ; contamination de 100 salariés qui intervenaient dans le bâtiment réacteur le 23 juillet à la centrale nucléaire du Tricastin.

NB : ce dossier mériterait un traitement approfondi. Les remarques ci-dessous ne constituent qu’un premier niveau de commentaires.

Concernant la nature des informations diffusées par l’exploitant

Les communiqués diffusés par EDF soulèvent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses.

Si l’on prend l’exemple du Tricastin : les personnes intervenaient dans le bâtiment réacteur de l’unité 4 de la centrale nucléaire. Le réacteur était à l’arrêt depuis le 12 juillet pour déchargement du combustible irradié, rechargement en combustible neuf et réalisation des opérations de contrôle et de maintenance. La contamination aurait été provoquée par l’ouverture d’un circuit ou d’un tuyau, ouverture qui a entraîné la dispersion instantanée de poussières radioactives dans l’atmosphère.

La CRIIRAD attend des précisions sur les caractéristiques des balises d’ambiance et le déclenchement de l’alarme : dépassement d’une limite de débit de dose (si oui laquelle ?) ou d’une limite de contamination volumique de l’air ? Dans ce cas, sur quel paramètre s’est produit le dépassement ? Activité bêta totale, alpha totale, radionucléides spécifiques ? Quels sont les radionucléides identifiés, quelles sont les activités volumiques ? Quel délai s’est écoulé entre le déclenchement de l’alarme et l’évacuation du dernier intervenant

Dans le passé, des intervenants étaient restés en milieu contaminé pendant plusieurs heures après le déclenchement de l’alarme du bâtiment réacteur. ? Les salariés disposaient-ils de protections respiratoires (si oui lesquelles, si non pourquoi ?) ? Dans quelles conditions s’est déroulée l’intervention sur le « tuyau » qui a provoqué la contamination ? Pourquoi n’y avait-il pas de SAS de confinement ? Les opérateurs étaient-ils informés des risques de dispersion ? Quelle est la nature et la fonction exacte du conduit incriminé ? etc.

Concernant les niveaux de contamination et les risques

Les deux communiqués mentionnent de « faibles traces » de contamination. Plutôt que des appréciations subjectives, d’autant plus discutables qu’elles sont émises par l’exploitant, le laboratoire de la CRIIRAD souhaiterait des données objectives, chiffrées sur : 1/ les radionucléides impliqués dans la contamination, 2/ les niveaux de contamination mesurés (avec les marges d’erreur) et, pour les radionucléides potentiellement présents dans l’air inhalé mais non détectés chez les salariés, les limites de détection, 3/ les moyens métrologiques utilisés pour évaluer les activités incorporées, etc.

Des expositions très inférieures à la norme admissible selon l’ASN Des expositions inférieures au centième, au quarantième, au vingtième de la limite de dose selon EDF.

L’exploitant et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sont revenus à leur communication habituelle : dès lors que les doses ou les rejets dans l’environnement sont inférieurs aux limites prescrites, l’absence de dépassement des limites réglementaires est mise en avant comme preuve d’innocuité ou d’absence d’impact.

Lors du rejet de SOCATRI - qui a représenté plus de 17 fois

Sur la base des chiffres officiels revus à la baisse (les premiers chiffres diffusés correspondaient à un dépassement de plus de 100 fois la limite). la limite maximale annuelle ! - ni l’exploitant ni l’ASN n’ont fait la moindre référence ni à la limite, ni à son dépassement, les chiffres du rejet radioactif dans l’environnement étant même donnés en kilogramme alors que les limites réglementaires sont établies en becquerels, ce qui empêchait les non spécialistes de prendre conscience de l’importance de la fuite.

Rappels concernant la signification des limites de dose réglementaire

Les limites réglementaires de dose - de 20 milliSieverts par an (mSv/an) pour les travailleurs de catégorie A et de 6 mSv/an pour les travailleurs de catégorie B - ne correspondent pas à une limite de non risque mais à un niveau de risque maximal admissible.

Sur la base du facteur de risque cancérigène officiel de 4 x 10-2 x Sv-1 pour les travailleurs exposés, la limite de dose efficace de 20 mSv/an correspond à un risque annuel de décès par cancer de l’ordre de 8 x 10-4. Cela correspond pour 274 000 travailleurs

Ce chiffre correspond au nombre de travailleurs sous surveillance dosimétrique en 2005 (source IRSN). Heureusement les expositions réelles sont très inférieures à la limite. qui seraient exposés à 20 mSv/an à 219 décès par cancers radio-induits (des cancers qui apparaîtront avec un temps de latence de quelques années pour les leucémies à plusieurs décennies pour les tumeurs solides). C’est bien un risque maximal et non pas un risque nul. D’où l’obligation de réduire les expositions au maximum en dessous des limites réglementaires. La limite n’est pas un niveau à partir duquel le risque commence mais un niveau de risque maximum.

C’est écrit en toutes lettres à l’article R. 231-75 du code du travail (partie exposition aux rayonnements ionisants) : « Les expositions professionnelles individuelles et collectives aux rayonnements ionisants doivent être maintenues en deçà des limites prescrites par les dispositions de la présente section au niveau le plus faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre. »

Par ailleurs, la limite de dose correspond au cumul des expositions sur 12 mois consécutifs. Pour pouvoir comparer l’exposition d’un travailleur à la limite réglementaire, il faut ajouter à la dose reçue lors de la contamination accidentelle, les doses reçues au cours des 364 jours précédents.

C’est, là encore, inscrit en clair dans le code du travail : article R. 231-76. « La somme des doses efficaces reçues par exposition externe et interne ne doit pas dépasser 20 mSv sur douze mois consécutifs. »

EDF affirme que la contamination subie par les travailleurs n’a pas de conséquence sur leur santé. En employant le présent, elle rassure à bon compte les lecteurs peu attentifs. S’agissant d’expositions à de faibles doses de rayonnement, il n’y a en effet aucune manifestation clinique immédiate. La question n’est pas de savoir si la contamination a aujourd’hui des conséquences sur la santé des travailleurs concernés (la réponse est clairement non) mais si elle en aura à terme. Certes les niveaux de dose déclarés par EDF sont faibles et la probabilité de développer un cancer induit par cette exposition est également faible. Pour autant elle n’est pas nulle (d’autant qu’en matière de contamination interne, les évaluations de risque sont entachées de très nombreuses incertitudes).

De façon très schématique : les particules radioactives qui ont été incorporées (inhalées) ont été pour partie éliminées et pour partie se sont fixées dans certains organes (les organes cibles, et la durée de l’irradiation dépend de la nature des radionucléides incorporés). La particularité des atomes radioactifs est de se désintégrer en émettant des rayonnements très irradiants capables de créer des lésions au sein des cellules (d’où leur nom de rayonnements ionisants). Heureusement, les cellules sont dotées de systèmes de réparation très efficaces. Malheureusement, un certain nombre de lésions ne seront pas ou mal réparées. L’irradiation peut ainsi transformer une cellule normale en cellule précancéreuse ou promouvoir un processus de cancérisation déjà à l’œuvre. Il est impossible de prévoir si une contamination sera à l’origine d’un cancer ou favorisera son développement. On ne peut qu’estimer la probabilité que cela arrive. Aux niveaux de doses mentionnées par EDF, cette probabilité reste faible (en tout cas selon les modèles et coefficients de risque officiels qui comportent de nombreuses zones d’ombre) mais elle n’est pas nulle. Affirmer qu’il n’y aura pas, à terme, d’impact sanitaire relève de la désinformation.

Qu’EDF méconnaisse les effets des faibles doses de rayonnements ionisants et les principes de radioprotection est déjà choquant. Que l’Autorité de sûreté nucléaire - qui a en charge non seulement la sûreté mais également la radioprotection - tombe dans les mêmes travers est encore plus préoccupant.

La Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) qui édicte des recommandations qui servent de base à l’élaboration de la réglementation européenne (directives et règlements Euratom) a insisté dans sa publication n°90 sur le fait que la limite maximale de dose était considérée « très souvent, mais de façon erronée, (...) comme une ligne de démarcation entre ce qui est sans danger et ce qui est dangereux », (§124), expliquant qu’elle constituait en fait une frontière entre l’inacceptable et le tolérable (§150).

3. Recommandation aux salariés concernés

Compte tenu des temps de latence entre l’exposition et l’apparition éventuelle de manifestations cliniques, compte tenu de la nécessité de tirer tous les enseignements du dysfonctionnement, il est important que les contaminations accidentelles soient déclarées comme accident du travail. L’expérience montre que le chef d’entreprise refuse généralement de faire cette déclaration, déclaration qui déclenche une enquête du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

Rappelons qu’à défaut, si l’entreprise ne procède pas à la déclaration, chacun des salariés concernés peut adresser une déclaration à la CPAM dont il dépend, sur papier libre, précisant les conditions dans lesquelles il a été contaminé et les doses de rayonnement qu’il a reçues. La déclaration doit être faite par voie de recommandé avec accusé de réception. Le délai est de 2 ans à compter de la date de la contamination.

Il est important de conserver la trace de toutes les expositions, que ce soit par voie externe ou suite à des incorporations (inhalation, ingestion ou blessures). Il importe de faire le cumul des doses reçues sur les 12 derniers mois (afin de les comparer à la limite annuelle), mais aussi de tenir compte de l’ensemble des expositions sur toute la vie professionnelle. A ce jour, officiellement, seules les pathologies cancéreuses sont reconnues comme pouvant être radio-induites (et la transmission de maladies génériques à la descendance). Cependant, d’autres effets des contaminations internes commencent à être documentés (fatigabilité, perturbations du fonctionnement des systèmes nerveux, cardiaque, immunitaire, endocrinien, etc). Par ailleurs, le dossier médical doit bien mentionner l’exposition à l’ensemble des produits toxiques et cancérigènes ( et pas seulement aux rayonnements ionisants) car il faut tenir compte des phénomènes de synergie (encore mal connus mais avérés)..

4. Evolutions préoccupantes

La CRIIRAD reçoit de plus en plus d’appels de travailleurs du nucléaire, qu’il s’agisse des salariés des grandes entreprises du nucléaire, de salariés et d’intérimaires des entreprises de sous-traitance dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et des pressions croissantes, en particulier lors des arrêts de tranche des centrales nucléaires (qui ont été considérablement raccourcis). Ces travailleurs disent leur désarroi et soulignent les conséquences potentielles de ces difficultés pour la sûreté des installations.

Bien des signes viennent confirmer ces déclarations verbales ou écrites, signées ou anonymes reçues par la CRIIRAD. Ainsi, l’article 21 de la loi du 13 juin 2006 stipule que le rapport annuel d’activité établi par l’exploitant d’une installation nucléaire « est soumis au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l’installation nucléaire de base, qui peut formuler des recommandations. Celles-ci sont annexées au document aux fins de publication et de transmission. ». Voici, à titre d’exemple, ce qu’a mentionné le CHSCT d’AREVA NC (site de Tricastin) au bas du rapport de 2007 :

« Le CHSCT décide de ne pas faire de recommandations sur ce rapport 2007 car l’expérience de 2006 a démontré que ses recommandations n’intéressent personne. De plus, le CHSCT déplore que ce rapport soit utilisé comme outil de propagande ». (sic)

Par ailleurs, la CRIIRAD a pu recueillir le témoignage de salariés de différents sites nucléaires qui - dès lors qu’ils ont été contaminés ou exposés à des irradiations externes significatives et qu’ils tentent d’obtenir des informations ou la reconnaissance du détriment qu’ils ont subi - sont traités comme des parias par leur hiérarchie et, trop souvent, par leurs propres collègues.

Il est important que les expositions ne soient analysées par rapport aux risques qu’elles entraînent pour l’image de marque de l’entreprise mais pour la santé des travailleurs. C’est la radioprotection qui doit être placée au centre des préoccupations. Pour cela de nombreux changements doivent être mis en œuvre. Il est en particulier indispensable de garantir l’indépendance des services de médecine du travail vis-à-vis de l’exploitant qui est aussi leur employeur. Il faut également mettre à plat le dossier de la protection des travailleurs des sociétés de sous-traitance, et en particulier des intérimaires. On ne peut en effet s’empêcher de remarquer que dans 3 des 4 cas mentionnés ci-dessus les travailleurs contaminés appartiennent à des entreprises extérieures. Il est, par exemple, indispensable que les sociétés de sous-traitance soient correctement représentées aux CHSCT des entreprises dont elles sont prestataires.

Il est également urgent de faire adopter une loi garantissant la protection des lanceurs d’alerte, avec un statut de salarié protégé pour ceux qui permettront d’identifier des dysfonctionnements susceptibles de mettre en danger la santé ou la sécurité publique.

Ces questions devraient être largement débattues et interpeller le grand public. En effet, on parle souvent des barrières matérielles successives censées garantir le confinement des matières radioactives mais la première des barrières est constituée par les travailleurs eux-mêmes.

CRIIRAD 24/07/2008 Contaminations à répétition dans les centrales EDF



Source/auteur : http://www.criirad.org
Mis en ligne le jeudi 24 juillet 2008, par
Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 17 juillet 2008
oland DESBORDES

Le président de la CRIIRAD déclare en 1998 lors d'une commission d'enquête à propos de la décharge de Solérieux, Ceci peut être rapproché vers ce qu'il déclare maintenant au sujet du Tumulus du Tricastin.


Président de la CRII-RAD (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité)

La Convention OSPAR prend pour la première fois en compte le fait que l’océan est un patrimoine commun de l’humanité et ne doit pas constituer en cela une poubelle. Aussi devons-nous tendre vers la mise en œuvre de techniques propres, pour les installations situées aux limites de l’océan ou sur des chemins menant vers l’océan.

L’ensemble des installations nucléaires devrait prochainement être soumis à la décision prise par la DSIN, de diminuer les autorisations de rejets. Il faut reconnaître, en effet, que les autorisations de rejets sont actuellement disproportionnées en regard du besoin réel des exploitants. En ce sens, il s’agit là d’une véritable incitation à polluer.

Nous devons certes nous acheminer vers le rejet zéro, mais ne pouvons toutefois prétendre y parvenir en un éclair. L’objectif de 2020 a par conséquent été fixé dans le cadre de la Convention OSPAR, ce qui correspond tout à la fois à une échéance relativement lointaine, et à une date relativement proche dans le temps. Aussi conviendrait-il d’ores et déjà de réduire les autorisations de rejets par paliers successifs, sans attendre 2019 pour se tourner vers les industriels et leur demander de cesser tout rejet l’année suivante. Dans un tel contexte, il est bien évidemment indispensable que les autorisations de rejets soient données pour des durées limitées, permettant à l’administration et aux exploitants de tendre progressivement vers l’objectif entériné par la Convention OSPAR.

Toutes les installations nucléaires doivent faire l’objet de ces procédures. Dans le cadre de l’attribution des autorisations de rejet, l’enquête publique constitue un passage obligé. C’est là le seul moment où le citoyen peut émettre un avis sur un dossier technique qui le concerne puisque cela concerne son environnement. Or nous avons eu l’occasion, au sein de la CRII-RAD, d’étudier un certain nombre de dossiers d’enquêtes publiques, concernant différentes installations, ce qui nous a permis de constater que ces dossiers étaient la plupart du temps relativement opaques. Il y a donc souvent nécessité d’intervenir auprès des autorités pour demander des explications sur certains éléments du dossier qui restent flous, ce qui constitue bien évidemment une perte de temps. Les dossiers d’enquêtes publiques présentent par ailleurs un certain nombre de lacunes et d’erreurs. Enfin, il nous est arrivé plusieurs fois d’avoir à payer pour nous procurer un dossier d’enquête publique que nous souhaitions ensuite analyser.

Pour la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, on nous annonce une diminution nette des autorisations qui vont être délivrées. Je voudrais simplement rappeler que cette centrale avait des autorisations anciennes, qui concernaient 4 réacteurs ; or, 2 d’entre eux sont désormais arrêtés ; ainsi, si on diminue certes les autorisations de rejets, il convient de souligner que ce n’est pas dans une proportion aussi importante qu’il y paraît à première vue, étant entendu que l’activité de la centrale a été réduite de moitié dans le même temps.

Pour la centrale nucléaire de Saint-Alban, nous sommes tombés sur un dossier d’enquête publique où il manquait 70 % des mesures d’environnement, alors même que celles-ci constituent le seul repère permettant de savoir si une installation donnée a marqué son environnement ou non. La totalité des analyses tritium faisaient en outre défaut à ce dossier, alors même que le tritium constitue le radioélément le plus rejeté dans l’environnement par les centrales nucléaires en particulier. Nous avions demandé par conséquent au Ministère de l’industrie de refaire l’enquête publique, puisque nous estimions que le citoyen se trouvait dans l’incapacité de se prononcer sur l’impact de cette installation. Les services du Ministère nous ont répondu qu’EDF avait l’obligation d’effectuer un renouvellement de l’autorisation de prise d’eau dans le Rhône, ce qui effectivement figurait dans le dossier d’enquête publique, mais que la même entreprise n’était en revanche pas contrainte de faire une demande de renouvellement d’autorisation de rejets et qu’en conséquence, les quelques informations qui se trouvaient jointes au dossier étaient amplement suffisantes. Je juge cette réponse extrêmement cavalière, et ce d’autant plus qu’alors que nous avions interpellé le politique, nous nous sommes vus opposer une réponse de l’administration.

Le dossier d’enquête publique concernant la Hague est actuellement en cours de réalisation. Pour la première fois, un tel dossier a fait l’objet d’une étude de recevabilité par 5 experts. Ces derniers ont rédigé un compte rendu, dont je vais vous livrer quelques éléments. Ils constatent tout d’abord que certaines informations sont manquantes ; ils mettent l’accent sur l’impossibilité d’évaluer la marge entre les rejets réels et les rejets nominaux.

Ces rejets nominaux correspondent d’ailleurs à une nouvelle catégorie car il n’en a jamais été fait mention dans aucun précédent dossier. Aussi peut-on déplorer que ce concept de " rejets nominaux " ne soit clairement défini à aucun endroit du dossier en question. Enfin, les experts ont constaté que le dossier ne comportait aucune information claire sur les matières et substances radioactives qui devaient être nouvellement traitées dans l’installation de la Hague.

La conjonction de tous ces éléments pouvait laisser à penser que ce dossier n’était pas recevable, et ne pouvait par conséquent être soumis à enquête publique. Or tel n’a pas été le cas, ce qui me semble pour le moins étonnant. Je suis d’autant plus étonné que j’ai participé de manière active et sincère au groupe Radioécologie Nord Cotentin et que j’ai eu à ce titre l’occasion de clamer à plusieurs reprises tout l’intérêt que je portais à l’enquête publique pour les rejets de la COGEMA. Or, j’ai appris seulement après que COGEMA ne demanderait pas de renouvellement d’autorisation de rejets. En qualité d’expert participant au groupe de travail, j’ai donc la désagréable impression d’avoir été pris pour un idiot.

Là encore, pour se procurer le dossier d’enquête publique COGEMA, il faut non seulement s’armer de patience, mais également s’acquitter d’une certaine somme. Le préfet nous renvoie en effet à l’exploitant, et je juge pour le moins cavalier que nous devions payer pour nous procurer ce dossier et pouvoir ensuite l’étudier. Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs, puisque je me souviens que nous avions dû verser par le passé 7 000 francs à l’ANDRA en échange du dossier d’enquête publique concernant le site de Marcoule.

Les rejets constituent au jour d’aujourd’hui une pollution irréversible et légale de l’environnement. S’ils sont considérés comme acceptables, aujourd’hui, dans l’état actuel des techniques, qu’en sera-t-il demain ? Quoi qu’il en soit, si rejet dans l’environnement il y a, il convient de réfléchir à la manière dont nous devons appliquer les normes en vigueur. La CIPR est aujourd’hui le seul organisme qui propose des normes, alors même qu’il est reconnu internationalement, contrairement à l’Académie des Sciences ou de l’Académie de Médecine. C’est donc le seul organisme qui édicte des textes, qui sont repris ensuite dans la législation. Or, celle-ci fait état d’une limite fondamentale de doses, tout en demandant dans le même temps la justification des pollutions, et l’optimisation de ce que l’on peut faire, ce qui revient dans les faits à tendre vers le rejet zéro. En tout état de cause, à partir du moment où il y a un impact environnemental, il y a un impact sanitaire.

Pierre BOILLEY

Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest

Je connais tout particulièrement le site de la Hague, pour avoir participé notamment au groupe Radioécologie Nord Cotentin dont il a été question plusieurs fois depuis le début de la présente réunion. Qui dit rejets dans l’environnement dit impact pour le public, ce qui justifie de fait la nécessité d’une transparence absolue dans l’information diffusée auprès de ce même public. Cette information doit notamment concerner les résultats des mesures de contamination de l’environnement, ainsi que les modèles d’impact sanitaire qui sont mis en œuvre.

Si la transparence de l’information semble évidemment nécessaire, force est de reconnaître qu’elle n’est pas toujours de mise au jour d’aujourd’hui. Si vous prenez le centre de stockage de la Manche qui présente une forte pollution de ses nappes phréatiques, il est en effet impossible d’obtenir des précisions sur l’ampleur de cette contamination, tant de la part de l’ANDRA que des autorités sûreté.

La marge de progression dans le domaine de la transparence de l’information est donc des plus considérables, et il convient de souligner à ce titre que des laboratoires indépendants ont justement été créés pour combler les lacunes relevées dans le cadre de la diffusion de l’information. Et, encore aujourd’hui d’ailleurs, nombreux sont les bénévoles qui investissent un temps considérable pour tenter d’avoir une quelconque prise sur la vérité. Il existe donc une véritable volonté citoyenne d’avoir accès à de telles données, et le rôle des laboratoires indépendants en question est de fait de plus en plus reconnu. La compétence scientifique des laboratoires en question est en effet désormais reconnue officiellement, et les mesures pratiquées par ce type de structures font l’objet d’un nombre grandissant de sollicitations diverses.

Concernant le groupe Radioécologie Nord Cotentin, on est loin d’enregistrer un quelconque consensus sur la teneur des résultats obtenus par cette instance. Et je citerai à ce titre une phrase du bilan des travaux de ce groupe, afin d’étayer mes propos : " certains membres du groupe considèrent ne pas pouvoir à ce stade conclure qu’il est peu probable que les rejets contribuent à l’incidence de leucémies observées ". Le rapport faisant suite aux travaux du groupe Nord Cotentin ne fait donc pas l’objet d’un consensus et ne véhicule, en aucune façon, des éléments de vérité absolue. De nombreuses réserves ont en effet été émises, qui ne sont d’ailleurs jamais citées par les exploitants. Des doutes persistent sur l’impact en question, et la notion " d’impact zéro " ne peut s’avérer que fallacieuse.

Suite à la campagne d’information organisée par la COGEMA, j’ai interrogé la CIPR puisque celle-ci était citée en référence dans le cadre de cette même campagne. Les réponses données par la CIPR sont on ne peut plus claires : les propositions du Professeur Clarke ne sont que des propositions, qui n’ont pas même été discutées au sein de la CIPR ; cette dernière reste sur son hypothèse sans seuil, et sur l’établissement d’une relation linéaire entre les doses et les effets. Enfin, le Professeur Clarke dans sa publication ne prétend pas que les effets sur la santé sont nuls ; il affirme simplement que le risque de dizaines de µSv conduit à un taux de mortalité par cancer de 1 pour 1 million, ce qu’il considère comme un risque trivial.

La notion de risque zéro n’existe pas à ce jour. Il n’y a pas de consensus international là-dessus. Rien d’étonnant, par conséquent, à voir la population affirmer haut et fort sa volonté de voir les rejets réduits – réduction qui ne pourra devenir effective sans la concrétisation d’une réelle volonté politique en la matière.

Rémi PARMENTIER

Directeur du département scientifique, économique et politique

Greenpeace international

La Convention OSPAR pour la protection du milieu marin dans l’Atlantique Nord-Est – zone s’étendant de Gibraltar à la Baltique, et incluant la mer du Nord – a été adoptée en septembre 1992 à Paris, sous la haute présidence de Mme Ségolène Royale, à l’époque Ministre de l’Environnement. Cette Convention s’est substituée à deux conventions plus anciennes, qui avaient à l’époque une vingtaine d’années – la Convention d’Oslo, d’une part, qui réglementait jusqu’alors l’immersion des déchets en mer dans l’Atlantique Nord-Est, la Convention de Paris, d’autre part, conclue en 1974 et qui réglementait la pollution marine d’origine tellurique. En 1992, suite au Sommet de la Terre, il a donc été décidé de mettre ces deux conventions davantage en phase avec la politique environnementale moderne, ce qui a donné naissance à cette convention au nom quelque peu étrange – la Convention OSPAR, combinaison d’ " OSlo " et de " PARis ".

Les parties contractantes de cette Convention ont l’obligation de prendre individuellement et conjointement toutes les mesures possibles, afin de prévenir et de supprimer la pollution, et ce quelle qu’en soit la source. L’article 3, plus spécifiquement dédié à la pollution provenant de sources telluriques, va bien évidemment dans ce sens.

La Convention OSPAR couvre la région de l’Atlantique Nord-Est, qui abrite non seulement le centre de la Hague, mais également celui de Sellafield en Angleterre, et de Dounreay en Ecosse. Ces trois centres génèrent, selon les estimations sur lesquelles on se base, entre 90 et 98 % de tous les rejets radioactifs effectués dans la mer dans cette région du monde.

La Convention OSPAR a été ratifiée par tous les Etats-membres et riverains, ainsi que par la Commission européenne et par vous-mêmes, Mesdames et Messieurs les Députés, le 29 décembre 1997 – la publication au Journal officiel de la loi n° 97-1274 ayant pour objet la ratification de la Convention OSPAR date du 31 décembre 1997.

Lors de l’adoption de la Convention en 1992, à Paris, une déclaration signée par l’ensemble des Ministres stipulait la " reconnaissance de la nécessité de réduire les rejets radioactifs des installations nucléaires dans le milieu marin ". Les parties signataires de cette déclaration " convenaient [alors] d’agir, afin de réduire encore les rejets, en appliquant les meilleures techniques disponibles ".

L’année suivante, en 1993, la Convention OSPAR, qui se réunit tous les ans, adopta une résolution fixant un certain nombre de conditions relatives à l’augmentation des rejets radioactifs des usines de retraitement de combustibles nucléaires, alors même que la Grande-Bretagne s’apprêtait à augmenter sensiblement ses rejets sur le site de Sellafield. La France et le Royaume-Uni ont émis une réserve à l’adoption de cette résolution, laquelle stipulait notamment que les Etats souhaitant augmenter leurs rejets consultent la Convention OSPAR avant de procéder à cette augmentation.

En 1994, il a fallu voir si les rejets générés par le retraitement étaient en accord avec l’objectif fixé de la Convention OSPAR qui consistait à supprimer et à éviter la pollution marine. Une résolution a été adoptée à ce titre. Les parties contractantes ont alors convenu du fait qu’elles avaient un intérêt légitime, au plan international, à apprécier les autres options de gestion du combustible épuisé. La Commission OSPAR a alors posé la question suivante à l’agence de l’énergie nucléaire de l’OCDE : est-il préférable de rejeter les déchets dans la mer ou de ne pas le faire, compte tenu des objectifs sous-tendus par la Convention OSPAR ? Or, il faut bien reconnaître que l’agence en question n’a toujours pas donné de réponse à cette question pour le moins évidente.

En 1995, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté la série de règles de sûreté n°111, qui contient les principes de la gestion des déchets radioactifs. L’approche préférée pour cette gestion est la concentration des radionucléides, plutôt que leur dilution et leur dispersion de l’environnement.

La Conférence ministérielle qui a eu lieu à Sintra, au Portugal, en juillet 1998, à l’occasion de l’année internationale des océans, a fait suite à une négociation qui a duré près de trois ans, et qui visait à définir la stratégie des parties contractantes à l’encontre des substances radioactives. L’objectif visé est la réduction progressive et substantielle des rejets liquides, des émissions atmosphériques et des pertes de substances radioactives, le but étant, en dernier ressort, de parvenir à des teneurs dans l’environnement proches des teneurs ambiantes dans le cadre des substances présentes à l’état naturel, proches de zéro pour les substances de synthèse.

D’ici l’an 2000, pour l’ensemble de la zone concernée, il s’agit de parvenir à de nouvelles réductions substantielles ou à une suppression des rejets, émissions et pertes de substances radioactives. A l’horizon 2020, il conviendrait d’atteindre des teneurs dans l’environnement résultant de rejets proches de zéro. Il est nécessaire de souligner au passage qu’il n’est nullement question de " rejets zéro " en 2020, mais qu’il conviendrait simplement de se rapprocher de teneurs proches de zéro à cet horizon. Pour autant, ce n’est bien évidemment pas en cessant les rejets en 2019 ou en 2020 que l’on tendra vers de tels niveaux dans l’environnement. C’est maintenant qu’il faut agir, si nous voulons atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé à l’horizon 2020, compte tenu de la durée de vie extrêmement longue des radionucléides.

Il convient de souligner que le texte de la Déclaration de Sintra ressort d’un compromis entre Etats-membres. En effet, les positions initiales des uns et des autres étaient divergentes : si l’Irlande et les Pays scandinaves souhaitaient que décision soit prise, dès Sintra, de mettre définitivement un terme aux rejets, des opérateurs tels que la COGEMA ou BNFL (British Nuclear Fuel) étaient loin de partager le même point de vue. Ces derniers souhaitaient en effet que l’accent soit mis sur les doses d’exposition et non sur les concentrations. En outre, si le processus considéré comporte traditionnellement trois phases – justification, optimisation, limites de doses –, la COGEMA proposait notamment que la Commission OSPAR ne reconnaisse que la troisième étape.

La négociation, qui a duré trois ans, a finalement débouché sur une formule de compromis entre ces deux positions extrêmes. Partant de là, si les opérateurs ne jouent pas le jeu et ne respectent pas les modalités de la Déclaration de Sintra, nul doute que cela aura un effet boomerang terrible. Il faut d’ailleurs de constater, lors de la dernière réunion annuelle d’OSPAR qui s’est tenue en Angleterre en juin 1999, que des discussions complexes ont concerné la mise en œuvre de l’engagement pris. Et je citerai à ce titre le paragraphe 3.52 du rapport annuel d’OSPAR : " les parties contractantes accorderont une attention particulière aux principales sources des rejets, émissions et pertes de substances radioactives, dont le retraitement du combustible nucléaire. Lorsqu’une action de la part des exploitants de ces installations s’imposera, les parties contractantes feront en sorte que cette action ne soit réalisée avec aucun retard ".

La prochaine réunion OSPAR aura lieu en juin 2000 à Copenhague. La France et le Royaume-Uni seront attendus au tournant, notamment par l’Irlande et les pays scandinaves, qui veilleront à vérifier que ces deux Etats ont bien agi conformément à leurs obligations internationales, fixées dans le cadre de la Convention OSPAR.

Michèle RIVASI

A l’horizon 2020, il conviendra de s’acheminer vers des concentrations de substances radioactives proches de zéro. Pour l’heure, je souhaiterais avoir l’avis du représentant de la DSIN sur le concept nouveau de " rejets nominaux ".

Je souhaiterais revenir en outre à l’enquête publique lancée par la COGEMA. Etant entendu que l’objectif visé par cet exploitant consiste notamment à augmenter le niveau de retraitement, et à modifier le combustible utilisé – ce qui ne manquera pas d’influer, de fait, sur la nature des rejets –, j’avoue avoir quelque difficulté à comprendre que la dite enquête ne fasse pas état de modification d’autorisation de rejets, alors même que la COGEMA se targue dans le même temps de veiller à la transparence des informations diffusées auprès du public.

De quels moyens juridiques dispose-t-on par ailleurs pour obliger un exploitant à revoir ses autorisations de rejets ? Il me semble important que la DSIN réponde à cette question, car nous pourrions alors appuyer l’action de celle-ci d’un point de vue législatif, en modifiant les textes dans le sens d’une application plus aisée de la Convention OSPAR.

Henri REVOL

De quelle durée serait-il judicieux d’assortir les autorisations de rejets en question ? Ces autorisations résultent en effet d’un compromis entre la nécessaire évolution des installations industrielles d’une part, et la nécessité de tendre vers le respect des dispositions de la Convention OSPAR, d’autre part.

André-Claude LACOSTE

L’autorité de sûreté souhaite remettre à jour progressivement l’ensemble des autorisations de rejets de l’intégralité des installations nucléaires de base française. Nous ne disposons toutefois pas de moyens infinis, et sommes par là-même contraints de nous fixer un programme. Or, l’une des contraintes de ce programme consiste justement à renouveler les autorisations de rejets, dès lors qu’un certain nombre d’entre elles tombent en désuétude.

Il n’y a pas de doute, en effet, que les autorisations de rejets en question aient vocation à être renouvelées périodiquement, dans les formes les plus solennelles et après auditions publiques. La meilleure façon d’attendre cet objectif est-elle de fixer une échéance dans chacun des arrêtés ? Je n’en suis pas certain. J’aurais plutôt le sentiment que c’est en fonction du progrès technique, en fonction des opportunités qui s’offrent à nous, que nous prenions la décision de réviser ces autorisations.

Disposons-nous de moyens juridiques pour modifier les autorisations existantes ? Oui. Il suffit, pour s’en assurer, de se reporter à l’article 13 du décret du 4 mai 1995, lequel stipule ceci : " à la demande du bénéficiaire de l’autorisation ou à leur propre initiative, les Ministres chargés de la Santé, de l’industrie et de l’Environnement peuvent modifier par arrêté les conditions prévues dans l’arrêté d’autorisation. " Ceci n’est bien évidemment possible que si on révise à la baisse. Je suis néanmoins ennuyé par le fait que cette procédure, pour le moins autoritaire, ne prévoit pas d’enquête publique.

Prenons l’exemple de la Hague. Ce centre bénéficie d’autorisations régulières. Les Ministres de la Santé, de l’Environnement, et de l’industrie, auraient parfaitement pu décider de réviser d’eux-mêmes à la baisse les autorisations de rejets de COGEMA. Il a été préféré que ceci se fasse à l’issue de l’enquête publique. Rien ne pouvait obliger COGEMA à solliciter ce renouvellement d’autorisation. Nous avons simplement demandé à la COGEMA de fournir dans le dossier des éléments pertinents pour que le public puisse porter un jugement sur les rejets de cet exploitant. Je considère donc que l’étude d’impact de COGEMA comporte à ce titre les éléments suffisants. En outre, à en croire les conclusions rendues par le groupe d’étude de recevabilité que j’ai constitué, et qui était présidé par Mme Sugier, il est clairement affirmé que " les positions de COGEMA sur les options de réduction des rejets liquides constituent une information suffisamment claire du public. Elles constituent par ailleurs une base de discussion valable avec les pouvoirs publics. " Idéalement, j’aurais souhaité que COGEMA formule une demande officielle de révision des autorisations de rejets. A défaut, le dossier comporte certains éléments permettant au public de se forger un avis. Enfin l’administration et, par suite, les Ministres, seront en mesure, au terme du processus, de prendre des arrêtés de rejets. Ces nouvelles autorisations, évidemment à la baisse, tiendront compte des accords de Sintra.

Michèle RIVASI

J’avoue avoir été quelque peu surprise de l’avis remis par Mme Sugier, lequel est des plus contradictoires. Il avance d’une part que les marges ne sont pas explicitées, que l’on ne dispose pas de données suffisamment précises…ce qui ne l’empêche toutefois pas de conclure que le dossier en question est recevable !

Par ailleurs, dans tout ce que j’ai lu, je n’ai constaté nulle part une réduction effective des rejets réels. Il y a certes une diminution des autorisations de rejets, que la COGEMA nomme à présent " rejets nominaux ", mais pas de réduction des rejets réels. Je ne vois donc pas comment nous allons pouvoir être en conformité avec les objectifs de la Convention OSPAR, sachant qu’aucune réduction effective n’est enregistrée à ce jour ! L’exemple de Saint-Laurent-des-Eaux est en cela particulièrement significatif. Vous avez parlé d’une réduction draconienne sur le tritium ; il n’en reste pas moins que lorsque l’on regarde les choses de plus près, on se rend compte qu’il y a en fait une réduction de l’activité de ce centre – puisque deux réacteurs ont été fermés –, et non une réduction effective des rejets réels. Dans un tel contexte, j’aimerais que vous répondiez à la question suivante : quel argent la COGEMA investit-elle dans la recherche et développement (R&D) sur la réduction des rejets ?

Bertrand BARRÉ

Je souhaiterais replacer certains éléments dans leur contexte. Il est inexact de dire que la COGEMA cherche à augmenter ses capacités. Il est au contraire clairement précisé que nous ne dépasserons pas la capacité totale actuelle des deux usines, qui s’élève à 1 700 tonnes par an. Nous réclamons simplement davantage de souplesse, de façon à pouvoir s’adapter à un futur qui ne sera pas absolument identique à la situation actuelle.

Philippe PRADEL

Directeur de la production, COGEMA

En vertu du principe ALARA, les autorisations de rejet ne sont pas un droit, mais simplement une " enveloppe maximale " au sein de laquelle on cherche à se placer toujours aussi bas que possible. De 1976 à 1986, les rejets réels en mer sont restés à peu près stables, à un niveau ne dépassant pas les 50 % autorisés. Depuis 1986, date de l’achèvement des constructions nouvelles de la Hague, et date de mise en œuvre de l’ensemble des meilleures technologies disponibles au sein d’OSPAR dans les installations concernées, les rejets réels en mer enregistrent une décroissance extrêmement importante, de facteur 10 environ, avec, dans le même temps, une forte augmentation de la capacité réelle traitée.

Il faut souligner qu’une autorisation de rejet ne constitue en aucun cas un droit, et que l’objectif de tout exploitant consiste bien à se situer, dans le cadre de cette autorisation, au niveau le plus bas possible. Quoi qu’il en soit, si les exploitants décidaient de se placer au niveau le plus haut des autorisations de rejets actuellement en vigueur – il s’agit là, bien évidemment, d’une hypothèse purement théorique –, l’impact sur les groupes de référence serait de 0,15 mSv, soit 6 fois moins que la directive européenne. En outre, ce que nous avons appelé " rejets nominaux " correspond, dans les faits, à l’état actuel des progrès réalisés en matière de rejets. Dans ce cadre, nous sommes notamment assurés, au jour d’aujourd’hui, de ne pas dépasser l’impact de 0,06 mSv, et ce quel que soit le programme mis en œuvre.

Noël CAMARCAT

Directeur du cycle du combustible, CEA

En 10 ans, les rejets liquides et gazeux ont donc été réduits d’un facteur 10 environ, et ce grâce à un effort important dans le domaine de la recherche. Nous avons notamment assisté, durant ces années, à la mise en place progressive de la nouvelle gestion des effluents par la stratégie du " tout ouvert ". Nous avons réduit progressivement toutes les opérations de précipitation dans certains ateliers de traitement. Nous avons également changé des réactifs.

Pour donner un ordre de grandeur, le volume de recherches liées au retraitement correspondait, pour l’année 1999, à un budget de 375 MF, financé à part égales par subventions de l’Etat d’une part, par la redevance versée au CEA par l’industriel COGEMA d’autre part.

Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 juillet 2008
Un mensonge d'État inadmissible pour les Amis de la Terre : L'Andra triche avec les becquerels pour duper les élus !

" En quelques années , le paralléle entre l'effondrement du milieu vital qui eut lieu autrefois sur l'île de Pâqueset celui en cours à l'échelle de la planéte s'est imposé comme un parfait résumé de notre condition historique"( catastrophisme, administration du désastre et soumission totale de Reisel et Semprun ) Suite du dossier enfin  révélé par L'ONG Crirad sur le Tumulus.

 

7 juillet 2008, Par Coordination ATF

Par un scandaleux tour de passe passe sémantique, le dossier envoyé à 3115 communes pour les inciter, sous prétexte de développement économique « pérenne », à accueillir un site de stockage de déchets radioactifs dits « de faible activité à vie longue » viole les lois de la physique nucléaire en divisant par 10 la durée de vie réelle des radioéléments concernés.

Ce document très officiel de 36 pages (1) portant les logos de l'Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs et du ministère de l'Ecologie stipule en effet que la « durée de vie » du tritium est de 12,3 ans, celle du nickel 63 de 100 ans, celle du carbone 14 de 5 730 ans, et ainsi de suite.

Seul problème : ces chiffres correspondent à la période radioactive (aussi dite, improprement, « demi-vie ») de ces radioéléments, et non à leur durée de vie (et donc de nocivité).

En réalité, la radioactivité est divisée par 4 après 2 périodes, par 8 après 3 périodes, etc. Si bien qu'on compte d'ordinaire au moins 10 périodes pour que toute trace de radioactivité ait disparu... et beaucoup plus si les quantités initiales sont importantes, comme c'est évidemment le cas dans un centre de stockage de déchets.

« On comprend mieux pourquoi un sénateur assurait il y a peu que le problème des déchets nucléaires était en passe d'être réglé, ironise Marie-Christine Gamberini, référente sur l'énergie aux Amis de la Terre. Avec ce type de manipulations, la transmutation est vite réussie... sur le papier ! Aujourd'hui, l'urgence n'est pas de trouver une commune martyre chez qui se débarrasser des déchets radioactifs, mais de cesser d'en produire et d'arrêter de mentir à leur sujet ! »

Pour Claude Bascompte, président des Amis de la Terre « le recours à de telles approximations et falsifications scientifiques est extrêmement inquiétant : si une Agence nationale chargée d'informer les élus s'autorise de telles libertés avec la physique nucléaire, quel crédit peut-on accorder aux propos du gouvernement et des autorités de tutelle sur l'évaluation et la gestion des risques liés aux déchets radioactifs et, au-delà, à l'ensemble de la filière atomique ? »

Les Amis de la Terre invitent les citoyens et les élus ainsi bafoués à manifester leur indignation en s'associant au rassemblement organisé par le Réseau Sortir du nucléaire samedi 12 juillet place de la République à Paris.

Ils exigent en outre que toute la lumière soit faite sur le fonctionnement effectif de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, et sur le crédit scientifique qu'on peut ou non lui accorder.

(1)http://www.andra.fr/IMG/pdf/FAVL-Do...

Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 juillet 2008
 

‘’Faute de mieux, pour ceux qui n’étaient pas à même d’intervenir plus directement dans la réalité , l’accusation ou plus exactement le fait de se laisser accuser , pouvait devenir un mode d’action’’ Günther  Anders , Georges Grosz

Dans la Drôme on a des idées pour ne pas se perdre la nuit dans le désert des vacances '' équitables'': décharges sauvages radioactives et chimiques accumulées  entre 1976 et 1989, fuite d'uranium du 8 juillet du site du Tricastin permettent le suivi par un compteur Geiger; on peut sinon préférer être suivi grâce aux puces RFID. Ceci se passe dans le premier département bio de France.

Ce qui est tenu caché : Valence Centre de Référence National RFID
Leur nom vous a peut-être échappé, mais les puces RFID (Radio Frequency IDentification) sont sans doute les puces les plus omniprésentes. Elles se multiplient à une vitesse folle, au point qu'on a déjà commencé à les coller sous la peau des gens (Verichipcorp) ou dans les vêtements (Bladerunner), avec toujours le même soucis de vendre aux gens la sécurité.
Le Secrétariat d'Etat à l'entreprise et à la consommation  communique le 22 mai 2008 :
« Pour favoriser le développement des applications de cette nouvelle technologie, le gouvernement a souhaité la création d'un centre national de référence en matière de RFID et lancé un appel à candidatures en décembre dernier. »
Luc CHATEL, Secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, Porte-parole du Gouvernement, se réjouit :
« Grâce à un financement de l'Etat à hauteur de 2M euros sur 3 ans, ce centre national de référence RFID mènera des missions d'information et de sensibilisation des acteurs économiques afin de faciliter le développement et l'appropriation de cette technologie et de ses usages par les entreprises, notamment les PME. Il contribuera à la normalisation et au suivi des évolutions légales et réglementaires. Ce centre RFID coordonnera la réponse française à l'appel à candidatures européen pour un réseau thématique RFID communautaire. Le centre devrait être opérationnel dès la fin de l'été afin d'aider tous les secteurs de l'économie (industrie, commerce mais aussi santé, transport, ...) à exploiter la RFID. »
 Ce que toute personne douée de bon sens sera amenée à se demander est : à quand les puces RFID sous la peau des "délinquants" et autres "éléments indésirables" ? ... Scott Silvermann, Chairman de la société VeriChip Corporation, intervenant sur Fox News, suggérait il y a peu « On peut penser qu'il s'agit d'une technologie appropriée qui peut être employée entre autres, pour s'assurer que des travailleurs immigrés entrant et sortant des Etats-Unis, sont correctement enregistrés ».
Emprunt d’une conclusion à la brochure   A propos d’une résistance collective à une ligne de très haute tension  Bruguières 1998: « Il leur faut cumuler  le plus d’argent et de pouvoir durant la brièveté de leur existence singulière: qu’importe le futur. Ils se présentent comme les bâtisseurs, sinon les bienfaiteurs du monde, tout en dépensant leur énergie à le détruire. »

«  Une critique du capitalisme sans critique de la société industrielle est aussi insensée qu'une critique de la société industrielle sans critique du capitalisme »(Anselme Jappe)  et cette citation dorénavant peut se prolonger ainsi  « critiquer le système carcéral et judiciaire  et le monde qui le génère sans critique de la société industrielle est aussi insensé qu'une critique  du contrôle social sans critique de  la société industrielle, sans critique du capitalisme ».
Le Laboratoire, 8 place St Jean, 26000 Valence- 2008                        ne pas jeter sur la voie publique
Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 22 juin 2008
Ci dessous post du jura libertaire  , je reprends une citation de Traven .
"J'ai écrit  ce temps. tout un chacun est libre  de lire notre temps. en tout cas , il n'est pas question que je mette mon temps car ce n'est pas mon temps celui  dont la sinistre vérité grince ici avec candeur  et brutalité  mon temps s'oppose sauvagement au temps . Je n'ai rien en commun avec ce temps oublieux et crapuleux . Je ne suis pas un contemporain ."  in  sept visages de ce temps

Le tract reproduit ci-dessous a été diffusé à la
manifestation du 26 avril 2008 en commémoration de Tchernobyl ayant eu lieu à Brest, organisée par le réseau Sortir du nucléaire et quelques associations et partis.
Critique de la forme de la manifestation et du fond des revendications, il propose d’autres pistes pour en finir avec le nucléaire et son monde. Il devrait être suivi d’une version plus longue, plus aboutie et moins soumise à l’actualité.
Section Vitale Autonome, 5 mai 2008.

Bas les masques !

«Voici bien l’une des indéniables originalités de la société actuelle : les remèdes quelle met en place nexistant quen raison des vices quils sont censés combattre, les premiers ne visent finalement quà la perpétuation des seconds ; et le caractère paradoxal de cet axiome ne lempêche pas de se vérifier quotidiennement, à tous les échelons, rien n’étant épargné : de la médecine à la politique en passant par la consommation marchande en général et les centres de satisfaction sexuelle en particulier. Cest sous cet aspect aussi que les catastrophes alimentaires, énergétiques ou écologiques savèrent trop semblables pour être considérées séparément : et comment ne seraient-ils pas si semblables, ces excès inséparables dune même démence économique toute puissante ? Qui dira le respect morbide et médiocre dont font preuve les gouvernants et responsables de tous bords quand, zélés serviteurs dun système radicalement opposé à lhomme, ils reconnaissent avec une admiration déférente, dans chacune de ces aberrantes impasses, la grimace cynique de leur seigneur, la “loi de la valeur” ? Plutôt périr en masse que remettre en cause un tel objet de culte : les chiens rentrent la queue et baissent leurs oreilles quand résonne la voix de leur maître.
Si donc, comme il est constatable, le personnel politique de notre époque présente une dégradation encore pire que celle subie par la saveur des légumes ou laspect des plages, ce nest pas uniquement dû au fait quil partait, dans cette évolution, de qualités initiales inférieures. Il sagissait pour lui, à lorigine, de ne pas toucher à la domination économique dans ce quelle avait dessentiel, et de ne discuter que de quelques à-côtés ; or à présent, cette domination sest étendue précisément à tous les anciens à-côtés, et le champ daction des histrions politiques a littéralement disparu : ils nauraient donc, en toute logique, quà disparaître eux-mêmes, ces masques désuets dune comédie sans objet ; mais ils restent, et resteront jusquau bout, en faux frais dune économie basée sur bien dautres mensonges encore.» [Tchernobyl, Anatomie dun nuage, éditions Gérard Lebovici, 1987, anonyme]

Ce livre qui, selon les dires de son auteur, était decidé à universellement déplaire, nous renseigne non seulement sur ce qu
a été la catastrophe de Tchernobyl, sur les manipulations des États et des nucléocrates, mais également, et par anticipation plutôt que par mention explicite (et pour cause ; nous sommes en 2008), sur la nature de la dite opposition au nucléaire aujourdhui. De tous côtés, il y a soumission à léconomisme, par linexistence de sa remise en question. En 1987, un certain réseau Sortir du nucléaire nexistait pas encore. Celui-ci nest né quen 1997. Rappelons quil nest pas le mouvement antinucléaire, mais seulement une de ses composantes. Ce dont nous ne pouvons quêtre déçus, cest quil porte aujourdhui des masques. Sont-ils ces «masques désuets dune comédie sans objet» ? Ils sont incontestablement médiatiques. La commémoration, que lon nous sert en ces temps de quarantième anniversaire dun certain mai, est dans ce dernier cas une tentative denterrement. Nul doute que les intentions du Réseau, et de toutes les associations se réclamant de lantinucléaire aujourdhui, ne sont pas denterrer Tchernobyl.

Effectivement, nous ne devons pas oublier ce qu
il sest passé durant ces journées davril 1986. Mais lauteur de ces quelques lignes se pose cette inévitable question : est-ce que porter des masques est utile à quelque chose ? Le nombre de victimes lié à ce quil est convenu dappeler un accident chez les nucléocrates, comme si ceci était naturel — des accidents arrivent, cest la vie —, ne cesse daugmenter. Mais il arrive moins souvent que soit mentionné le programme européen ETHOS (aujourdhui CORE) visant au final à faire accepter à la population locale les conséquences de lincident. Présentation de ce programme : «Vivre sous Tchernobyl, c’est réapprendre à vivre, à vivre autrement, intégrer au quotidien la présence de la radioactivité comme composante nouvelle de l’existence.» Ces propos profondément humanistes nous amènent à réfléchir sur ce quest le nucléaire aujourdhui, au-delà dune interprétation uniquement écologiste.

Le nucléaire n
est pas simplement une source dénergie qui pourrait être remplacée par des éoliennes industrielles. Silence, on tourne !, Lettre ouverte à la revue écologiste Silence ! et aux admirateurs des éoliennes industrielles récemment construites en France», in Notes & Morceaux Choisis no 5, p. 18] Il est ce qui amène lexistence à changer. Toute critique avant tout technique ou scientifique, comme celles publiées en grand nombre par le Réseau, fait limpasse sur le fait que cette industrie sest imposée sous prétexte de la crise pétrolière [Histoire lacunaire de l’opposition à l’énergie nucléaire en France, éditions La Lenteur (127, rue Amelot - 75011, Paris), 2007, Association contre le nucléaire et son monde - Présentation, p. 11], et que les États et une technocaste servile, après avoir imposé le risque quotidien de la catastrophe nucléaire, prétendent la maîtriser. Ils ont construit des monstres d’uranium et dacier quils affirment aujourdhui contrôler. Ils ont imposé le désastre, et se permettent davoir la prétention de pouvoir nous en sortir… À grand coup de simulations, par exemple, à Grenoble [«8 avril 2008 : Simulation d’accident nucléaire à Grenoble et Fontaine. Les cowboys sauveront-ils les cobayes ?»], pour ce qui est de la France. Le comité Irradiés de tous les pays, unissons-nous ! [in Histoire lacunaire de l’opposition à l’énergie nucléaire en France, p. 129], constitué en 1987 à la suite du désastre dont il est question aujourdhui, nous rappelle que «ce quaucun tyran navait jamais réussi : imposer sa domination pour 24.000 ans (demi-vie du plutonium 239), le nucléaire y est parvenu.» Nous savions que le nucléaire était dangereux ; nous savons maintenant quil est un instrument de contrôle social au service des États. Quoi de plus irréaliste alors que de leur demander gentiment la sortie du nucléaire ?

Nous ne devons pas non plus oublier que le nucléaire s
inscrit dans une société de surconsommation, qui pour survivre, a besoin de créer du besoin, dengendrer de linutile, qui au fil du temps, des campagnes de marketing et des résignations quotidiennes, devient nécessaire. Des centrales, nous nen voulions pas. Aujourdhui, nous en avons besoin. Toute critique du nucléaire qui oublierait de considérer dans son ensemble la société qui la engendré ; qui ne critiquerait pas en même temps que le nucléaire le capitalisme, l’État et la science, serait une impasse. Lenjeu est trop important pour laisser le mouvement antinucléaire apparaître comme étant un carnaval.

Ces quelques critiques énoncées à l
égard du pouvoir et dun dit contre-pouvoir ne sont pas suffisantes en elles-même. Ce texte doit être considéré avant tout comme une proposition. En France, il existe quelques collectifs et revues critiquant la société nucléaire dans son ensemble [ACNM citée plus haut ; la Coordination contre la société nucléaire (c/o CNT-AIT, BP 46, 91103 Corbeil Cedex) publiant un Bulletin — deux numéros parus à ce jour, le deuxième aborde la question de la gestion de crise ; le Collectif radicalement antinucléaire publiant la feuille Haute Tension Revues téléchargeables]. Cest de la refondation d’un mouvement antinucléaire dont il s’agit, sur des bases encore soumises à la discussion. Pour l’instant, ces bases pourraient être : œuvrer pour un arrêt immédiat du nucléaire, refuser la spécialisation et la hiérarchisation des luttes, refuser la collaboration avec les appareils politiques soumis à une logique d’État, refonder une critique radicale du nucléaire et de son monde, tirer les conséquences des échecs des luttes antinucléaires passées.

Un vengeur non-masqué, not so far away from Brest-Litovsk.
Contact : Section Vitale Autonome.
Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 11 mai 2008

Message confidentiel de l’Office Gouvernemental des Moutons à l’attention du législateur sur la nécessité impérieuse de voter ledit projet



Actuellement est « rediscutée » au Parlement le « projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés » qui entend donner un cadre légal à la production agronomique de ces « organismes ». Le projet de loi modifié a déjà été voté en première lecture par le Sénat, puis par l’Assemblée.

Après quelques années d’âpres batailles, le législateur français, dont nul n’ignore que dans sa superbe il est le garant de la liberté et de l’égalité de tous devant la loi du marché, a décidé d’en finir avec les agaçantes réticences obscurantistes et rétrogrades propagées par une fraction d’irréductibles « faucheurs volontaires » ne cherchant qu’à nous renvoyer à l’âge de pierre, au nom de la « liberté » du consommateur, pris en otage qu’il est par cette trouble engeance qui s’est arrogée le droit de contester sur le terrain une affaire qui ne le regarde pourtant que lui, puisqu’il a été élu, en rétablissant un juste équilibre entre le refus de voir expérimenté en plein champ et « mis sur le marché » cette nouvelle et anodine marchandise (dont on se demande bien en quoi elle mérite une si mauvaise réputation) et les espoirs d’autorisation de produire en France, au bénéfice de leurs ayant-droit, ces chimères « végétales » brevetées mises au point, comme chacun sait, dans un souci humaniste de protection de l’environnement, d’amélioration des cultures et, en dernière analyse, pour en finir définitivement avec le révoltant problème de la faim dans le monde.

Aussi, dans la conduite des négociations, le législateur a maintenant changé de tactique.

Et tout le monde s’accorde à dire que le point essentiel du texte réside maintenant dans ce paragraphe : « la présente loi s’appuie sur les principes de précaution, de prévention, d’information et de responsabilité inscrits dans la charte de l’environnement, ainsi que sur la liberté de consommer et de produire avec ou sans organisme génétiquement modifié. »

Il est des tournures si anodines et si neutres en apparence qu’on arriverait presque à se demander si faire montre de velléités à y déceler quelque malveillant dessein ne serait pas motivé par quelque douteuse intention.

Répétons cette dernière proposition, voulez-vous ? « Liberté de produire et de consommer avec ou sans organisme génétiquement modifié... »

A y réfléchir un instant, il semble qu’il y ait pour le moins quelque chose de légèrement angoissant dans les conséquences que l’esprit vagabond pourrait se laisser aller à formuler à la lecture de ce postulat, et nous l’allons montrer tout-à-l’heure.

Mais attardons-nous quelques instants sur la logique du législateur. Elle s’appuie maintenant, là comme ailleurs, sur une conception totalement indiscutable et désintéressée de la liberté, qui apparaît ici comme un principe de réciprocité : si le droit de produire et de consommer sans OGM doit être accordé au consommateur, alors il n’est réciproquement pas tolérable de priver du droit de production et de consommation d’OGM les foules considérables qui en attendent impatiemment l’autorisation.

Car le législateur est un soixante-huitard qui s’ignore : il se rappelle tout-à-coup qu’il est interdit d’interdire. Et il trouve le principe fort bon.

Et après tout, n’est-ce pas un bon moyen de « redynamiser » un secteur économique passablement mal en point ? Et d’offrir au consommateur des « aliments » identiques mais passablement moins onéreux ?

Pourtant, dans ce fallacieux principe de réciprocité qui préside à sa très personnelle conception de la logique libertaire, le législateur, ainsi que son fidèle vassal, le médiatique, dissimulent la conséquence la plus évidente qu’une telle décision engendrerait, que personne ne semble vouloir aborder, mais qui pourtant a déjà commencé à se manifester dans les pays où cette autorisation a été votée, et pas seulement : accorder la « liberté » de produire des OGM à ciel ouvert, c’est par là-même abolir définitivement et irréversiblement celle de produire et de consommer sans OGM.

Car peut-être ne serait-il pas superflu de rafraîchir la mémoire du législateur, ou peut-être plutôt de lui ôter les œillères dont on l’a affublé (mais qui ? et poussé par quel obscur motif ?), à propos de quelques exemples pris ici et là : n’a-t-il pas entendu parler des conséquences de la culture de canola « round-up ready » en Inde ? de la contamination des cultures de maïs au Mexique ? et de celle de cultures dites « biologiques » en France ?

Mais le législateur n’en a cure. Le législateur n’a d’yeux que pour la si bonne et si lucrative technologie ; qui elle-même est, comme chacun sait, neutre ; à qui cependant les détenteurs de ses brevets demandent juste un léger retour sur investissement.

Alors laissons-nous un peu divaguer : demain le texte est adopté en seconde lecture. Dans quelques mois la production est lancée. Et dans quelques années ?

Dans quelques années, de nouvelles générations naîtront dans un monde merveilleux où plus rien de ce que l’on connaissait du monde connu, comme ici des végétaux, n’aura cours. Ce sera un monde fantastique peuplé de pyrales géantes résistantes aux insecticides, batifolant au milieu de champs de maïs monstrueux ; de champs de coton dévastés desquels s’élèvera, sur un air modernisé de blues que d’aucuns auront appelés, par analogie, « du Gange », la voix de quelque Indien asservi et criblé de dettes ; de forêts oniriques et dégénérées qui seront le cadre de nouvelles fables qui se termineront par ces quelques mots : « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants à trois têtes ».

Et puis quelque part, dans quelque zone protégée des regards, peut-être en Norvège, des chercheurs nostalgiques et coupables tenteront en vain, parmi les rayonnages infinis d’une banque mondiale de semences autrefois considérées comme « naturelles » (un mot qui avait perdu toute évocation), qu’on a construit comme cimetière végétal du monde qu’on avait programmé de détruire, lors peut-être d’un moment de répit dans leur emploi du temps surchargé qu’imposent les lois du marché, de répondre à cette indicible question : « où nous sommes-nous trompés ? »

Et dans quelque paradis tropical artificiel, confiné, tempéré, à l’abri des ouragans, des tsunamis, de la chute des températures liées au début de la nouvelle ère glaciaire, conséquences du dérèglement climatique, de l’ensemble des désordres qu’ils ont générés, les dirigeants de Monsanto sirotent une coupe de champagne millésimé avec le législateur, en ignorant superbement tous les malheurs du monde.

La « liberté de produire et de consommer avec ou sans OGM » est un leurre.

La seule question est : qu’a à voir la liberté avec ce système marchand de production et de consommation


Par dolcino
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 14 avril 2008

le collectif  topseveso demande de rejoindre la lutte contre la traçalibilité;

Ce qu'il faut détruire/


« Insérée sous notre peau et alimentée par notre chaleur corporelle, cette puce, VeriChip, est capable de communiquer en permanence des paramètres à un système de satellites, permettant ainsi de nous localiser avec précision où que nous soyons dans le monde […] »

Moi qui collectionne les dérapages à propos des technologies, je suis gâté.

C’est dans le dernier numéro de Marianne, au beau milieu d’un papier de saison sur Big Brother. À quelques virgules près, tout est faux. La VeriChip n’est pas le moins du monde capable de “communiquer en permanence des paramètres” et certainement pas à “un système de satellites” qui pourrait prétendument “nous localiser avec précision où que nous soyons dans le monde”.
Selon le fabricant, la VeriChip peut être interrogée à l’aide du lecteur qu’il vend, jusqu’à… 6 cm. Un satellite passant à 300 km serait 5 000 000 fois plus loin de sa cible. Or, l’énergie nécessaire à une transmission varie comme le carré de la distance. Sortons nos calculettes : il faudrait donc multiplier la puissance disponible dans la puce par un facteur 25 000 000 000 000.
Le coup de la puce RFID qui parle à l’oreille des satellites est un classique, mais ici il y a du rab : elle serait “alimentée par notre chaleur corporelle”. J’en rigole encore. Notez que l’idée est ancienne. Les pistes ne manquent pas, mais… ce sont des pistes. Quant à trouver de quoi émettre à 300 km…
La Verichip existe. Il s’agit d’une banale puce de radio-identification passive (sans source d’énergie), dont la mémoire contient un code à 16 chiffres, qu’elle émet (en clair) lorsqu’elle est interrogée sur la fréquence de 134 kHz par un lecteur ad hoc, qui lui fournit l’énergie dont elle a besoin par induction magnétique. Cette puce est encapsulée dans une ampoule biocompatible, ce qui la rend implantable. Plusieurs fournisseurs proposent ce type de produit, destiné à l’identification d’animaux d’élevage, domestiques ou sauvages, dans le cadre d’observations scientifiques. Mais seul la VeriChip a obtenu (en 2004) une autorisation de la FDA états-unienne pour son usage chez l’homme.
Depuis, son fabricant cherche à la caser, pour des applications souvent bidons. Du genre : faites-vous pucer, et l’on saura vous identifier et retrouver le moment venu votre dossier médical en deux coups de cuiller à pot, même si vous êtes dans un sale état. Je recommande aux paranos de se faire plutôt tatouer leur numéro de sécu un peu partout ;-) Discours similaire à propos des personnes n’ayant plus toute leur tête, alors qu’on trouve sur le marché des solutions externes (montres) plus convaincantes. Pire encore : la VeriChip fut commercialisée dès 2003 au Mexique pour rassurer les parents contre le risque d’enlèvement d’enfants (Wired ).
Mais le plus fort, c’est que l’on a réussi à faire passer la VeriChip pour un truc capable de sécuriser, par exemple, l’accès à des locaux. Des employés de la justice mexicaine sont ainsi porteurs d’une puce VeriChip qui leur permet de passer des portes contrôlées par un lecteur RFID. Or, la journaliste états-unienne Annalee Newitz a montré en mai 2006 dans Wired que l’on peut cloner en dix minutes cette puce simplette. Jonathan Westhues, l’auteur de cette démo, explique sur son site comment réaliser pour 20 $ un appareil capable d’écouter une VeriChip et de reproduire son signal. Donc d’ouvrir les portes soit-disant sécurisées.

Bien sûr que des tentations Big Brother existent, qu’il faut rester vigilant, refuser d’échanger trop de liberté contre un peu de sécurité illusoire. Mais cela n’empêche pas de considérer calmement ce dont sont vraiment capables ces gadgets orwelliens que des marchands de soupe survendent pour mieux les fourguer aux fous qui nous gouvernent, ici et là.

Par dolcino - Publié dans : textes anciens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 12 avril 2008
COMPTE RENDU DU PROCÈS DU SAMEDI 26 OCTOBRE 2001
CONCERNANT LES OPPOSANTS AUX OGM- ASSIGNATION A LA NON TRANSGENESE 


Attendu que le métabolisme est complexe et que le gène n’est pas inerte
Attendu que les transformations génétiques introduites dans une plante cultivée peuvent se transmettre à une faune ou à une flore sauvage ou cultivée et créent des modifications non prévues, inconnues et impossibles à évaluer en terme de préjudice.
Attendu que ces modifications peuvent être que les mauvaises herbes ou insectes génétiquement modifiés deviennent résistants à l’herbicide prenant ainsi, peut être la place d’espèces comestibles.
Attendu que les OGM peuvent être contre le travail de certains médicaments de par leurs résistances aux traitements agricoles, et ouvrir la porte aux épidémies de par leurs principes actifs de gène unique    (mono gène homogène )
Attendu que ces transgènisations entraînent une utilisation, à plus ou moins long terme, plus massive  d’herbicide de par l’accoutumance inévitable pour une production plus accrue
Attendu que cette augmentation  est soit disant faite pour nourrir les populations atteintes de malnutrition alors qu’actuellement on est à peu prés 6 milliards d’individus sur terre et qu’il y a de quoi nourrir le double de la population
Attendu que les Organismes Génétiquement  Modifiés ne modifient pas la répartition des richesses dans le monde ( les pays riches soit 20% de la population mondiale sont depuis longtemps en excédent )
Attendu  que les gènes sont parfois changés pour couper court au cycle naturel de reproduction, afin de permettre aux vendeurs de semences de faire des profits, alors que le fait d’ôter sa fécondité à la graine peut rendre le terre stérile
Attendu que le vivant ne doit pas être une marchandise servant à remplir les poches des firmes transnationales, prêtes à changer les propriétés du vivant pour s’en approprier les brevets, voyant dans la vie une source de profit et de contrôle
Attendu que ce système de brevet sur le vivant ne doit pas avoir lieu d’être
Attendu que des expériences sur des rats ont montré que ceux-ci développaient des anomalies graves au bout de dix jours
Attendu que l ‘élevage d‘animaux de boucherie est un marché porteur pour les aliments génétiquement modifiés
Attendu que la qualité des produits agricoles proposés s’est, depuis l’arrivée du productivisme, considérablement appauvrie en qualité d’éléments nutritifs et a entraîné le gaspillage, la paupérisation des pays du tiers monde, la désertification de zones importantes, la raréfaction de l’eau et sa pourriture
Attendu que la qualité de l’air depuis le début de l’ère industrielle et surtout depuis le nucléaire, s’est considérablement transformée
Attendu que les OGM menacent les cultures biologiques en les contaminant
Attendu qu’à l’heure actuelle nous n’avons aucun élément permettant de faire confiance à cette recherche qui n’a aucun contrôle hormis elle-même et que nous ne pouvons décider en rien de notre avenir et de celui de la terre
Ce travail scientifique  « sorcier » est donc dangereux face à une certaine dose de perte nécessaire pour que les plantes soient fortes et nous donnent de la force
Enfin vu la jurisprudence européenne sur l’ESB du 5 mai 1998 qui reconnaît qu’en cas de dommages graves et irréversibles, il convient de prendre des mesures sans que soit démontré la réalité et la gravité des risques
En conséquence, je déclare que les transformations génétiques sont sources de risque pour la vie sur le terre et je demande l’interdiction de la dissémination d’OGM
Je déclare Obsolète  la Gestion des Molécules par des  « hommes » avides , prêts à tout pour se mettre des arbres coupés et des bouts de ferraille dans leurs poches















Par dolcino - Publié dans : textes anciens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus